Vous connaissiez déjà Frank et Franky (allusion douteuse au célèbre docteur Frankenstein), deux monstres hybrides issus du croisement entre des Apple IIe PAL, des claviers de Platinum et goinfrés aux ROM Custom. Je vous présente aujourd'hui leur grand-frère baptisé Jesse, un Apple IIGS (ROM 01). Je remercie d'ailleurs à ce sujet Antoine Vignau, le dépositaire de l'héritage matériel (et moral) du GS Club, pour sa générosité et son soutien ! Malgré l'arrivée d'un Apple II 16 bit dans la tribu, hors de question de délaisser pour autant la gamme 8 bits. Je suis (très) loin d'en avoir fait le tour et j'ai encore plein de projets en ce qui la concerne. Car un GS est avant tout un super Apple II couleur par excellence. Mais avec lui c'est également tout un nouveau pan qui s'ouvre à moi avec la programmation 16 bits au ras du métal (qui a dit démo ?) mais aussi l'apprentissage de GS/OS et de la programmation Toolbox, voire même tout simplement la (re)découverte de ProDOS (ayant jusqu'à présent toujours préféré le bon vieux DOS 3.3). Bref, voici donc de quoi m'occuper, au moins, pour les 25 prochaines années ! C'est l'occasion aussi de relancer un peu Ctrl-Pomme-Reset... Ces derniers mois ont effectivement surtout été rythmés par la "numérisation" de disquettes, ce qui a pris beaucoup de temps (et d'énergie). Il me faut maintenant remettre en route la machine (et ce, dans tous les sens du terme !). En attendant, voici deux, trois photos de la bête... (lire la suite...)
Hardware
Introducing Jesse !
Write Protect Switch : le roman photo !
Attention, amis collectionneurs d'Apple II, passez votre chemin car dans ce nouvel article, je vais encore massacrer un objet cher à vos yeux que vous préféreriez sans doute voir trôner sur une étagère plutôt que de passer entre mes doigts boudinés (et maladroits). Rassurez-vous tout de même, point de rareté maltraitée ici, juste un simple et vulgaire DISK II sur lequel nous allons installer un Write Protect Switch. Bien évidemment, je n'ai rien inventé du tout car le montage a été présenté il y a plusieurs décennies de cela dans l'indispensable Understanding the Apple II de Jim Sather (montage repris d'ailleurs dans sa suite : Understanding the Apple IIe). Pour ceux qui ne sauraient pas ce qu'est un Write Protect Switch, c'est une petite modification matérielle d'un lecteur Disk II permettant de shunter la protection anti-écriture d'une disquette. On peut alors par l'intermédiaire d'un interrupteur autoriser l'écriture, disquette protégée ou non, ou au contraire la bloquer quelque soit l'état de l'encoche. Montage à découvrir en photos (et en couleur)... (lire la suite...)
Switch NMi : grandeur et décadence !
Voici un objet qui, dans mes souvenirs, était mythique : imaginez un bouton miraculeux sur lequel il suffisait d'appuyer pour prendre le contrôle de n'importe quel programme, et ce, sans que celui-ci puisse y faire quoique ce soit ! Et comme il suffisait de deux bouts de ficelle et d'un trombone (j'exagère à peine) pour faire soi-même son switch NMi, MacGyver lui-même n'aurait pas rêvé meilleure bidouille sur Apple II !
Modification Duodisk (testée et approuvée par Apple !)
Le premier à avoir attiré mon attention sur cette modification est Antony (toujours incollable quand il s'agit de matériel), un des piliers du forum HackzApple. En effet, les Duodisk avec carte analogique 676-101 ou 676-102 peuvent dans certaines circonstances trasher purement et simplement un disque même si celui-ci est protégé en écriture ! Cela concerne notamment les disques équipés de certaines protections ou même en cas de simples Ctrl-Pomme-Reset (pub !) pour rebooter ! Bref, étant directement concerné par ce type de problème (puisque voulant m'amuser à cracker des originaux), j'ai donc décidé de m'attaquer au problème, afin d'éviter toute mauvaise surprise. L'intervention est plutôt bénigne : supprimer deux condensateurs (C29 et C30) sur la carte analogique du Duodisk. Vu qu'elle est susceptible d'intéresser d'autres personnes, j'ai donc pris la peine de faire quelques photos lors de mon intervention. C'est donc parti pour un (nouveau) roman photo : (lire la suite...)
Super Expander E versus RamWorks !
En utilisant récemment ce bon vieux Locksmith, je me suis aperçu que malgré la Super Expander E qui remplit fièrement le ventre de mon fidèle Frank, le Fast Backup ne reconnaissait qu'une pauvre extension mémoire de 64ko.
La Super Expander étant censée avoir 1 méga, cela me faisait un peu mal au cœur (pour rester poli) de subir des copies de disques en deux passes au lieu d'une seule, tellement plus classe...
Après avoir jeté un œil à la doc Locksmith 6.0 (encore un super boulot du site http://apple2scans.net soit dit en passant), il semblait pourtant acquis que la partie Fast Backup devait reconnaître les cartes RamWorks d'Applied Engineering et les utiliser au mieux. Or la Super Expander E est censée être 100 % compatible Ramworks ! Enfin ça c'est ce qui était marqué sur l'annonce eBay !
Pauvre crédule (et ignorant) que je suis ! Car bien entendu ce n'est pas le cas... (lire la suite...)
No-Slot Clock : Acte II
Pas de long palabre (pour une fois) : j'ai reçu un DS1216 qui fonctionne enfin ! La page Hardware sur la No-Slot Clock est donc en ligne. J'essaierai de la compléter régulièrement avec de nouveaux documents, photos et surtout programmes.
Pour le moment on est loin de ce que je comptais faire au départ car j'ai pris beaucoup de retard à cause du premier (faux ?) DS1216 qui avait lâché après très exactement 567ms de fonctionnement !
No-Slot Clock ? Non, No Clock tout court !
Avant propos :
Pour ceux qui ne le savent pas encore, la No-Slot Clock était un astucieux système dotant un Apple II d'une horloge temps réel. Contrairement aux cartes dédiées comme les Thunderclock ou autre Superclock, la No-Slot Clock était un composant unique venant se placer entre une ROM de l'Apple et son socket. Ensuite un driver (ProDOS) devait être chargé, permettant d'émuler une Thunderclock, le tout fournissait alors à un Apple II, heure et date, utilisées notamment pour la sauvegarde des fichiers sous ProDOS. La puce contenait bien évidemment une batterie au lithium, indispensable pour conserver d'une session à l'autre les données temporelles.
On ne trouve bien évidemment plus de No-Slot Clock en tant que telle. Par contre, on peut trouver le composant en lui-même. Il est toujours, à priori, en production chez Dallas Semiconductor/Maxim, sous la référence DS1216. Il y a différents types de DS1216 suivant le nombre de broches (28 ou 32) et suivant le type de mémoire (RAM ou ROM) sous laquelle, il vient s'enficher.
Le seul type utilisable sur Apple II est le E (28 pins / ROM). En effet la RAM Apple étant en 16 broches, aucun DS1216 ne correspond. (lire la suite...)
Frank…
Voici l'histoire de Frank, mon Apple IIe à moi !
Il était une fois...
... un Apple IIe Platinum qui me faisait très envie : son joli teint grisâtre, son pavé numérique professionnel, son 65C02 plein de nouvelles instructions inutiles, en un mot la Rolls des IIe !
Je sortis donc la carte bleue et dans un moment d'égarement, commandai l’inaccessible directement aux US ! Le Platinum n'ayant de toute façon pas été vendu en France, difficile d'en trouver par chez nous sauf chez les collectionneurs le gardant bien jalousement !
Evidemment, le précieux arrivé (sans encombre d'ailleurs c'est à signaler) les premières difficultés apparurent : le bellâtre était en 110V et ne délivrait qu'un signal NTSC, signal s’accommodant fort mal avec mon mécréant de moniteur... Et surtout (beaucoup) plus grave, les slots de la machine répondaient aux abonnés absents... les 7 ! Qu'à cela ne tienne, je dégainais promptement mon fer à souder pour une de ces réparations dont j'ai le secret (je rappelle le précédent bilan : 3 mémoires mortes, 2 chips trop cuits).
Rien n'y fit ! Aucun des 74LS138, 74LS154 ou 74LS10 remplacés ne rendit ses bras à la bête ! Il allait falloir se rendre à l'évidence, jamais ce Platinum ne serait mien (et, soit dit en passant, je m'étais bien fait arnaquer sur eBay avec un truc bancal !).
Allais-je revendre moi-même en fourbe le manchot sur la Baie ("en l'état", "retour refusé") ou le ranger piteusement dans un coin de la cave avec le rebut et les jouets cassés... (lire la suite...)